Le bouton « Supprimer » est une demande, pas une promesse
De mai à fin septembre 2025, les données concernées de ChatGPT grand public et de l’API pouvaient être conservées même après leur suppression. Une ordonnance rendue dans un litige sur le droit d’auteur, auquel les utilisateurs n’étaient pas parties, imposait la conservation de ces données. OpenAI s’y opposait. L’ordonnance restait néanmoins applicable.
Vous avez probablement déjà supprimé une conversation. Elle contenait peut-être votre salaire, un diagnostic ou un brouillon que vous n’étiez pas prêt à partager. Vous avez appuyé sur « Supprimer », la ligne a disparu, et cela semblait réglé.
La ligne avait disparu. Cela, c’était vrai.
Ce qui s’est passé
En mai 2025, dans l’affaire New York Times v. OpenAI, une magistrate fédérale a ordonné à OpenAI de conserver les contenus concernés de ChatGPT grand public et de l’API qui auraient autrement été supprimés. Selon OpenAI, ChatGPT Enterprise, ChatGPT Edu et les clients API utilisant Zero Data Retention n’étaient pas concernés. OpenAI a contesté cette exigence, la qualifiant d’intrusion dans la vie privée des utilisateurs, et a annoncé un recours.
Il s’agissait d’étapes judiciaires distinctes : la première ordonnance concernait la conservation, tandis que les ordonnances ultérieures concernaient la production, dans le cadre de la communication des preuves, d’un échantillon désidentifié de 20 millions de journaux. Dans sa mise à jour du 22 octobre 2025, OpenAI a déclaré qu’elle continuait de conserver des données historiques limitées d’avril à septembre 2025, verrouillées et accessibles à une petite équipe juridique et de sécurité dont l’accès était audité, et qu’elles n’étaient alors communiquées à personne. Cette description reflète la position d’OpenAI à la date de la mise à jour ; elle ne confirme pas le statut actuel de ces données en octobre 2026. OpenAI a aussi souligné que la grande majorité des enregistrements demandés n’avait aucun rapport avec les accusations. Il s’agit des déclarations d’OpenAI, et non d’une conclusion du tribunal.
Ce qui compte
Vous n’étiez pas partie au litige. Le bouton « Supprimer » avait la même apparence tout au long de cette période, car, sur le serveur d’un tiers, ce bouton est une demande adressée à un système soumis à d’autres personnes, notamment aux tribunaux.
Cela ne concerne pas une seule entreprise. Tout fournisseur qui stocke vos conversations peut être tenu de les conserver, et ses conditions subordonnent généralement leur suppression aux obligations légales. La question utile n’est donc pas de savoir à quel fournisseur faire confiance, mais où se trouve votre travail et ce que vous envoyez.
Ce que fait APTAKE
APTAKE conserve vos projets, conversations, notes et fichiers sur votre appareil. Il n’existe ni compte APTAKE ni serveur de notre part hébergeant vos projets : nous n’avons donc pas de copie de votre travail à conserver ou à remettre. Vous utilisez votre propre clé API et payez directement le fournisseur. Avant chaque requête, vous pouvez examiner ce qui sera envoyé et exclure des éléments en les marquant Private (privés).
Sur votre téléphone, supprimer signifie supprimer. APTAKE efface la copie locale qu’il contrôle.
Sources
OpenAI, How we’re responding to The New York Times’ data demands (2025-10-22)
U.S. District Court, S.D.N.Y., Order, Document 1087 (2026-01-05)
AI Lawsuit Tracker, New York Times v. OpenAI & Microsoft
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